Une approche paysagère de l’écologie
Créé le 23/07/2026
Modifié le 24/07/2026
Entretien avec Élisa Guillaume et Pauline Casteran, en master 2 en Approche écologique et paysagère du territoire, Université Paris-Saclay
Suite de nos échos aux ateliers participatifs auxquels le CAUE Essonne avait convié le 8 juillet dernier usagers et habitants sur le thème « Imaginons ensemble les paysages de demain du Plateau de Saclay » à travers, cette fois, le témoignage d’Élisa Guillaume (à gauche sur la photo) et Pauline Castéran (à droite), deux étudiantes qui s’apprêtent à poursuivre un master 2 en Approche écologique et paysagère du territoire, à l’Université Paris-Saclay.
- Pour commencer, pouvez-vous préciser quelles études vous menez actuellement ?
Élisa Guillaume : Après un master 1 en Biodiversité, Écologie et Évolution, à l’Université Paris-Saclay, je compte me diriger vers l’écologie du paysage avec un master 2 en Approche écologique et paysagère du territoire.
Pauline Castéran : Après avoir fait la même licence qu’Élisa à l’Université Paris-Saclay, j’ai bifurqué vers AgroParisTech pour y faire le master 1 Agrosciences, Environnement, Territoires, Paysage, Forêt – un master qui, comme son long intitulé l’indique, couvre un large spectre d’enjeux et c’est pour cette raison qu’il m’intéressait. Je viens d’être admise pour l’année prochaine au même master 2 qu’Élisa.
- Qu’est-ce qui vous a motivées à poursuivre ces études ?
Élisa Guillaume : Je souhaite me rendre utile en contribuant à l’adaptation de nos villes au changement climatique à travers une démarche paysagère, notamment pour lutter contre les îlots de chaleur. J’ai donc entrepris de traiter des enjeux du paysage en milieu urbain, convaincue que le paysage est une composante essentielle de notre cadre de vie.
Pauline Castéran : J’ai toujours été attirée par la dimension artistique du paysage. Si ma licence et mon master 1 ont été à dominante écologique, mon master 2 en Écologie du paysage me permettra de concilier davantage les deux. C’est ce qui m’a décidée à m’y inscrire.
- Qu’est-ce qui, maintenant, vous a motivées à assister à ces ateliers participatifs ? Comment en avez-vous été informées ?
Pauline Castéran : J’en ai eu connaissance par le truchement de mes collègues de Terre et Cité, qui en est partenaire. Le sujet ne pouvait que m’intéresser : non seulement il porte sur le paysage, mais encore le paysage du territoire où je réside – je suis Giffoise ! – et où je poursuis mes études. Pouvoir échanger avec tant d’acteurs du territoire ajoutait encore à l’intérêt de ces ateliers. J’ai bien sûr aussitôt pensé à en parler à Élisa…
Élisa Guillaume : Participer à de tels ateliers est une belle opportunité de nouer des contacts précieux. J’ajoute que si je m’intéresse au paysage, je n’ai pour l’heure pas eu encore beaucoup de cours sur ce thème. Ces ateliers étaient donc aussi l’occasion de m’y plonger, de surcroît à partir d’un cas concret : le paysage des Terres protégées du Plateau de Saclay, avec ses zones agricoles qu’il me reste encore à découvrir.
- Quels sont les premiers enseignements que vous tirez de ces ateliers ?
Pauline Castéran : Ce que je retiens d’abord, et qui a été amplement souligné par d’autres, c’est la dimension réellement participative de ces ateliers destinés, rappelons-le, à nourrir la réalisation d’un guide pour la sauvegarde, la valorisation des pratiques agricoles et des paysages des Terres protégées du Plateau de Saclay . Un défi quand on sait la pluralité des points de vue à prendre en considération, que ce soit ceux des agriculteurs, des habitants, des élus, ou des chercheurs, sans oublier les étudiants. Mais un défi passionnant à relever, car il suppose de privilégier une démarche collective. Ce que ces ateliers ont parfaitement su illustrer en nous amenant à interagir avec des personnes que nous ne connaissions pas a priori.
- On a pu voir à quel point le paysage fait parler : de fait, tout le monde a quelque chose à dire à son sujet, quand bien même n’en aurait-on pas une définition claire...
Pauline Castéran : Dès lors que le paysage est une affaire de points de vue, il n’y a pas lieu d’en privilégier certains plutôt que d’autres. Une vision partagée peut émerger sans imposer a priori une définition préalable. Mais cela suppose de prendre le temps de confronter les points de vue, de se parler et s’écouter.
Élisa Guillaume : Je souscris pleinement à ce que vient de dire Pauline. J’ai beaucoup apprécié la diversité des points de vue réunis dans le cadre de ces ateliers, entre ceux des chercheurs, d’associatifs, d’élus, etc. J’ajoute que je n’ai pas perçu de décalage flagrant entre ce qui a pu être dit du paysage, à travers le cas de celui des Terres Protégées, et ce qu’on nous enseigne dans le cadre de nos masters. Ce qui est plutôt rassurant ! [ Rire ]. Le paysage est l’affaire de tous et c’est précisément ce que nous avons pu éprouver au cours de ces ateliers.
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